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Ce Québec qui parle au cœur

20 juin 2022

Ce Québec qui parle au cœur

Si Lanaudière et la Mauricie convient leurs visiteurs à une rencontre intime avec la Belle Province, il existe autant de manières de répondre à l’invitation qu’il y a de chemins pour arpenter les régions du Québec Authentique. Été, automne ou hiver, en ville ou au vert, détente ou aventure, saveurs ou culture… quelle que soit la destination, c’est le voyage qui enrichit.

Ce Québec qui parle au cœur

Qu’on arrive de Montréal ou de Québec, c’est une voie royale qui nous met sur la piste du Québec Authentique. Épousant la rive nord du fleuve Saint-Laurent, l’historique Chemin du Roy est une alternative recommandée à l’autoroute. Outre la beauté des panoramas fluviaux et le charme des villages traversés, ce tronçon de la route 138 permet au voyageur de saisir une première réalité : les territoires de Lanaudière et de la Mauricie furent les témoins directs du peuplement de la Nouvelle-France aux XVIIe et XVIIIe siècles. Maisons historiques, vieux moulins, églises et sanctuaires jalonnent le parcours, tissant le récit des pionniers du Québec moderne et donnant à voir, comme dans le Vieux-Terrebonne – avec L’Île-des-Moulins ou encore la maison Bélisle datant de 1759 – ou dans le quartier historique de Trois-Rivières, ville fondée en 1634 par le sieur Laviolette, de remarquables témoignages des anciennes seigneuries.

 

On se souvient… © Michel Julien

On se souvient…

Des pages d’histoire, Lanaudière et la Mauricie en ont beaucoup à raconter. Et de la page au papier, il n’y a qu’un pas qu’on franchit à Trois-Rivières. Installé dans l’ancienne usine de filtration d’eau de la Canadian International Paper (CIP)Boréalis relate de façon innovante et émouvante la grande saga des bûcherons, des draveurs et des travailleurs de l’industrie papetière. Remonter plus loin encore le fil du développement du Québec est possible en visitant le site du tout premier établissement industriel au Canada, le Lieu historique national des Forges-du-Saint-Maurice, établi au nord de la ville en 1730 et dont les vestiges sont gérés par Parcs Canada. Mais le Saint-Maurice et sa vallée n’ont pas fini de livrer leurs précieux secrets. À Shawinigan nous attend la Cité de l’énergie, un attrait majeur à l’échelle du pays où passer une journée passionnante, voire deux pour ne rien manquer de ce vaste parc thématique : anciennes centrales électriques, spectacle multimédia immersif et exposition interactive pour entrer au cœur de l’énergie, musée du premier ministre Jean Chrétien, spectacle nocturne dans un amphithéâtre extérieur tournant, couvert et chauffé, tour de ville en trolleybus et croisières sur la rivière… Du sommet de la tour d’observation Hydro-Québec – la deuxième plus haute du Québec avec ses 115 m –, le tableau d’une ville qui aurait fait son nid en toute harmonie au milieu d’un océan de nature saisit le visiteur. Et lui donne envie d’en savoir plus sur Shawinigan.

Urbanité décontractée

Urbanité décontractée

Elles s’appellent Joliette, Terrebonne, Repentigny ou L’Assomption dans Lanaudière, Trois-Rivières, Shawinigan ou encore La Tuque en Mauricie. Ces villes à taille humaine qui maillent le territoire du Québec Authentique ont l’art et la manière de se rendre passionnantes. Chacune réserve son lot de découvertes, avec souvent des équipements culturels de grande qualité à l’image du Musée d’Art de Joliette ou de celui consacré à la culture populaire québécoise à Trois-Rivières, alias le Musée POP. Qu’elles vous racontent l’histoire d’un enfant du pays devenu une légende de la Formule 1 – Berthierville et le musée Gilles-Villeneuve – ou qu’elles vous invitent à admirer l’une des plus anciennes et spectaculaires basiliques du pays – celle du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap à Trois-Rivières –, il suffit d’ouvrir les yeux et de tendre l’oreille pour être sous le charme de ces communautés. Même dans les périodes d’affluence, quand les croisières sur le Saint-Laurent battent leur plein ou durant la très effervescente saison des festivals, la simplicité et la bonne humeur restent de mise. Et l’on se surprend vite à faire sien le privilège des habitants d’ici : un art de vivre la ville sans stress ni routine, et la possibilité à tout moment d’emprunter les chemins de traverse pour s’évader dans le décor.

Campagne craquante © Michel Julien

Campagne craquante

En voilà une, justement, qui vous fera de l’œil durant tout le voyage. Verdoyante, parfumée, bucolique à souhait, la campagne est belle et sait réveiller l’épicurien. Celui-ci prévoira un large, très large panier : fromages, vins, apéritifs et digestifs, produits de fumoir, viande et charcuterie, foie gras, poisson et gibier, fruits et légumes variés, miel, confitures, chocolats, saveurs des champs ou de la forêt boréale… Avec un terroir régional aussi riche et autant de producteurs inventifs, on ne boude pas le plaisir d’être quelque peu guidé dans notre exploration agrotouristique. Défi relevé par les circuits touristiques gourmands « Goûtez Lanaudière! », qui déclinent cinq itinéraires pour partir à la rencontre des saveurs lanaudoises et de leurs créateurs, tels Terre des Bisons, un élevage de bisons et de wapitis situé à Rawdon, la Courgerie et sa centaine de variétés de cucurbitacées cultivées à Sainte-Élisabeth, ou encore les délices du magasin de l’Abbaye Val Notre-Dame à Saint-Jean-de-Matha. Il faudra bien sûr garder une place pour savourer le Québec dans la plus pure tradition, qu’il ait la douceur du sirop d’érable comme à la Cabane à sucre Chez Dany, l’inimitable parfum des fèves au lard de la Boulangerie Guay – deux temples de la Mauricie gourmande – ou le goût inattendu d’une bière artisanale, Lanaudière et la Mauricie comptant pas moins d’une vingtaine de microbrasseries.

Nature avenante © Karine Gélinas

Nature avenante

Si les paysages du Québec Authentique ont du goût, ils exhalent aussi un puissant parfum d’aventure. Omniprésente et réinventée par la magie de chaque saison, la grande nature sait elle aussi accueillir, divertir, ressourcer et, par-dessus tout, fasciner par son opulence. D’immenses forêts qui explosent de couleurs à l’automne, tout un monde d’eau douce avec des lacs par dizaines de milliers, des rivières, des chutes et des cascades, sans oublier les habitants des grands espaces québécois tels l’ours noir, le castor, le huard, le loup ou l’orignal. Pour trouver sa place ou son sentier au cœur de ce patrimoine hors-norme, le contemplatif comme l’hyperactif peuvent compter sur deux immenses parcs nationaux, celui du Mont-Tremblant qui borde à l’ouest le territoire de Lanaudière et le parc national de la Mauricie, pas moins d’une quinzaine de parcs régionaux et trois réserves fauniques. Aux côtés du canot, des activités nautiques, du camping ou encore de la pêche, la randonnée pédestre jouit d’un terrain de jeu infini, avec comme fil rouge le Sentier national qui relie quatre des parcs régionaux de la Matawinie dans Lanaudière, le parc national de la Mauricie ainsi que la réserve faunique Mastigouche. Tous les moyens sont bons pour débusquer les plus beaux panoramas dans l’immensité de ces territoires protégés, des activités d’interprétation de la nature à celles plus concentrées en adrénaline, comme la vertigineuse via ferrata et les tyroliennes du Parc de la rivière Batiscan. Et dire qu’une aussi grande diversité s’offre aux aventuriers de tous âges alors que la magie blanche prend ses quartiers. Sentiers enneigés et lacs gelés forment un paradis pour expérimenter les incontournables de l’hiver québécois tels que la raquette, le traîneau à chiens, les glissades, le ski de randonnée, le patin à glace ou la pêche blanche, tandis que les motoneigistes disposent de 4 800 km de sentiers balisés et entretenus. Là encore, la tradition sait toujours faire une place à l’originalité, avec des activités comme le fatbike (vélo de montagne adapté au manteau neigeux) ou le graphineige (ou comment devenir un artiste de land-art raquettes aux pieds) disponibles au parc national de la Mauricie, où l’on peut par ailleurs tester l’hébergement en gîte ou sous en mode prêt-à-camper oTENTik.